PAS encore habituée … 5 mois plus tard

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Voilà, ça fait cinq mois que nous avons quitté notre vie de village « à la française ». Certes dans la Vallée du Rhône mais il faut l’avouer nous avions un rythme de vie plutôt rurale ! Très agréable mais rurale.

Quel(s) changement(s) d’atterrir dans méga ville comme Milton Keynes « avec plus de 195 000 habitants, c’est aujourd’hui la plus importante des villes nouvelles en Angleterre. Milton Keynes est également le centre urbain qui enregistre la plus forte expansion grâce à trois décennies de succès et de croissance économique rapide. » (cf. article wiki)

Cinq mois, c’est peu et ça paraît déjà si loin. Tellement de nouvelles choses vues, vécues et on n’a pas fini ce processus d’adaptation qui est toujours en cours. La preuve ? On a passé des commandes de « produits » français à chacune de nos visites.

On est toujours dérangés, chamboulés dans nos repères …


Ce qui se voit ou se ressent

  • Les repas

Même si on essaie d’avoir 3 repas équilibrés par jour. Ce n’est pas toujours le cas et pas toujours aux mêmes heures fixes. Notre repas de midi a tendance a changer d’heure entre 11h15 et 12h45 : tout est possible. A cela, il faut ajouter les innombrables goûters (snacks) qui se rajoutent chaque fois que l’on participe à une activité. 
Le contenu de l’assiette lorsque l’on ne mange pas chez nous est toujours une surprise. Ou plutôt la façon dont il va être digéré (ou pas). Il n’y a pas à cacher la réalité, ici la règle d’or en gastronomie quotidienne c’est GRAS+SUCRE !

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  • La météo

Être en été mais avoir l’impression d’être en automne ou que le printemps n’en fini pas de s’éterniser. 

Dans une même journée, il fait « beau », lourd, gris, ciel bleu, gouttes de pluie. Tout dans les mêmes 24h consécutives. 

C’est assez perturbant. Surtout pour s’habiller. 

On a souvent un vêtement que l’on peut rajouter ou enlever. Les anglais, ne mettent pas forcément des vêtements de pluie quand il pleut. 

Le moins rigolo : la lourdeur moite.


Ce qui ne se voit pas

  • L’éducation des enfants des autres

Ou plutôt l’absence d’éducation des autres enfants. Difficile de ne pas porter de jugement. Dans ce domaine, difficile d’accepter la différence comme une possibilité. Là : ça dérange. 

Ici, on élève ses enfants « comme on veut », aucune règle ni officielle ni implicite, tant sur la santé que sur l’éveil, la nourriture, la politesse, l’obéissance… Chacun fait ce qu’il veut. C’est bien et le système a ses limites !


Car beaucoup d’enfants font des caprices ou des crises partout, tout le temps, qui mangent n’importe quoi partout et tout le temps. Très peu font des siestes. Beaucoup sont souvent très fatigués, irrités, énervés ou « sur-éveillés ». Là, il faut une bonne  dose de patience et faire attention au regard que l’on porte sur les autres.  Et là, ce n’est pas gagné.

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  • L’extrême politesse

Ou comment connaître la limite avec l’hypocrisie ? Parfois on aime beaucoup, c’est TRES agréable. Les gens ne râlent pas, sont courtois, indulgents. Mais parfois, on aimerait bien un vrai « oui » ou plutôt un vrai « non » pour savoir à quoi s’en tenir. Du coup il faut mettre en place un décodeur.


  • Être connectés

Toutes les démarches, les questions administratives ou de la vie courante se font « ON LINE » / EN LIGNE et en plus avec un smartphone, de préférence dernier cris. Perso, je n’ai pas encore « craqué » pour cet objet d’idolâtrie locale mais cela ne va pas tarder à me jouer des tours. Tout le monde est tout le temps connecté. Pour gérer son compte en banque, pour souscrire à des allocations, pour trouver n’importe quel magasin, pour payer, pour, pour, pour …
LE site de référence avec « TOUT »  dessus c’est  Gov.uk ! Une mine d’informations (en anglais).

Ce qui manque

  • La langue

L’accent français « normal ». Ici, les français rencontrés ont un accent d’expats, des habitudes langagières d’expats, des emprunts constants à l’anglais, des oublis du français. Et pire : nous commençons à faire pareil. 

Lire en Français pour se reposer et la famille … 

  • La conduite

Le code de la route français avec ses règles apprises, pour se garer, pour doubler, pour prendre un rond point. Parfois ça manque, car on fait tout au feeling et on a l’impression de « subir »  la conduite des autres. Le « enquiquinant » : les voitures garées « partout » le long des rues et les parkings payants, ça on ne s’y fait pas !
Besoin de la voiture assez souvent ou presque tout le temps … Si on ne veut pas passer une ou deux heures dans les transports en commun.

Ce qui ne manque pas

  • La transpiration ! 

Et oui, pour ressentir cela il faut que je cours 20 à 30 minutes de temps à en temps. Sinon, on ne transpire presque plus. Déroutant.

  • Le pessimisme à la française … et les bises (1, 2 ou 3 ? à gauche ou à droite ?) pour se saluer. Je ne m’attarde pas dessus, pour ne blesser personne 😉
Juste parce que je trouve la photo rigolote !
  • LE SUD

Bien entendu, parfois Le Sud me manque…  pour sa diversité de boulangeries et de pains, pour son soleil (un été en chaussettes c’est pas trop un été quand même), pour ses cerises et tous ses fruits de l’été (avec du goût).

Merci Laetitia Bardina pour celles belle photos qui rappellent que l’été existe quelque part 🙂

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