Tous « special needs » ?

Ici, tout le monde voudrait que personne n’ait d’étiquette sur le front, genre tous pareils = c’est génial. Bienvenue chez les Bisounours. Sauf qu’à force de catégoriser les « besoins spécifiques » de chacun, surtout en matière d’éducation, on pourrait tous se retrouver avec « quelque chose ». Toi tu es dyslexique, moi j’ai les symptômes de la dyscalculie, le voisin appartient au « spectre de l’autisme ». D’ailleurs, ne sommes nous pas tous un peu autistes ? Lui n’aime pas que les aliments verts ni quand ils se mélangent (Où est le problème ?), l’autre aime mettre une cravate le samedi (Et alors ?), eux regardent en boucle le même DVD (ça gène quelqu’un ?). Ou alors il y a l’affluence affolante et hallucinante des « hypers » et surtout des hypers actifs. Là, j’ai du mal !

 

Un mois ou deux en arrière, j’ai suivi une formation dont le thème, en gros était « Enseigner dans les écoles complémentaires face à des élèves qui relèveraient des special needs« .  Et oui, l’école française dans laquelle je travaille le samedi est considérée comme une vraie école mais ne peut pas remplacer les écoles « officielles ». Ma principale motivation : la formation était gratuite et je savais qu’il y aurait un chapitre sur l’apprentissage des langues et les dyslexiques (sujet qui m’intéresse depuis la fac).

Il n’y a pas à se voiler la face, il semblerait que les anglais sont en avance dans le domaine des SEN+D (Special Education Needs) mais que les profs n’ont pas toujours les moyens de mettre en place les recommandations qui leur sont faites. Tiens, ça c’est un peu comme en France, non ? A part que les profs ont bien souvent des assistants pour les seconder et des aides spécialisées pour travailler avec les enfants qui ont des besoins particuliers afin de permettre au plus grand nombre de rester dans le système ‘normal’.

En gros la formation se résumerait en quelques points :
– une présentation générale des SN /SEN / SEND suivant les points de vue
– qui peut aider à faire quelle démarche officielle
– quelques mise en pratique pour trouver des solutions concrètes
– beaucoup d’interventions, quelques blagues et des questions de ma part, dès la moitié de la matinée, tout le monde connaissait mon nom ! Sinon, tout le monde était trop sage.
– et finalement LES 3 conseils finaux : se fier à son instinct, son bon sens et faire preuve de créativité !
Waouh : ça c’était du scoop 🙂

 

Avec à la clé, le « certificate of achievement » à mon nom + 3 sites intéressants:
– http://www.autism.org.uk/
– http://www.bdadyslexia.org.uk/
– http://www.adhdfoundation.org.uk/

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