ll n’y a pas d’âge pour apprendre (1)

Faire en sorte d’enseigner l’anglais et les maths en donnant un cours de cuisine, de couture, d’informatique ou des consignes de sécurité… Est-ce possible ? C’était du moins le thème d’une formation que j’ai suivi il y a un bon mois avec prise de notes assidue et travaux pratiques à l’appui : 6 heures le c.. sur une chaise à écouter : reposant pour le corps  mais bien éprouvant pour les neurones !

Un de mes employeursDSCN3457, en l’occurrence la mairie de MK, par le biais du Rivers Center (la formation pour adultes) propose beaucoup d’activités, de cours gratuits ou subventionnés et de formations intéressantes. Au début du printemps, j’en avais déjà suivi une sur les troubles qui affectent l’apprentissage scolaire pour les enfants. J’étais revenue la tête pleine mais aussi encouragée par le fait que tous les enfants sont pris en considération. Ici, on parle d’enfants (et d’adultes) qui sont « special needs », vous vous souvenez ?

En mai, l’intitulé de la conférence  était « Embedded Approaches  of English and Math » (en gros comment intégrer l’apprentissage de ces matières au sein d’autres apprentissages ?). La volonté officielle en matière d’éducation pour adultes est de rendre accessible à tous l’acquisition de toutes matières ou savoirs-faire. Or, le recours aux maths et à la langue sont indispensables surtout lorsqu’un jargon particulier est nécessaire à la bonne compréhension. Le problème, nous ne sommes pas tous égaux devant des données chiffrées ou pour appréhender un texte.

Le processus d’apprentissage dure toute une vie et notre expérience personnelle influence souvent notre compréhension de nouveaux concepts, de nouvelles idées. Or les adultes ont souvent plus peur de l’échec que des enfants et ce qui est appris à l’école n’est parfois par suffisant … Apprendre davantage et en continue, signifie pouvoir vivre de nouvelles expériences. En tant que professeur, être conscient de cela et des besoins des apprenants, permet de cibler son enseignement et de le rendre plus efficace. Du moins en théorie.

Pour les mordus d’enseignement, de techniques et de nouvelles idées : quelques pistes qui ont été données lors de cette conférence :

Par où commencer ?

  1. Prendre conscience de ce qui pourrait être difficile à comprendre dans la matière que l’on enseigne : identifier les difficultés (par exemple : quelle terminologie j’utilise en tant que prof, comme en grammaire pour le FLE ou le vocab’ précis de la couture, la peinture ou l’informatique …).
  2. Lister les compétences nécessaires à l’acquisition d’un savoir (par exemple : éviter l’argot, les expressions trop théoriques ou penser à la longueur d’un texte et sa présentation ou à la difficulté des termes utilisés dans les textes de référence).
  3. Passer du temps dans les préparations et varier les supports (pas toujours évident).what-did-they-say-xmind

Outil découvert : le logiciel Xmind … quand pourrais-je
l’utiliser ? Je ne sais pas encore mais bien il semble facile à utilisé et pourrait se révéle utile pour les apprenants qui ont une mémoire visuelles. Autant que les différentes formes de tableaux, de graphiques de flash cards, de quizz …

 

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Autres découvertes pas encore testées en classe mais bien appréciées lors des TP : les 16 triangles en 1, sous forme de puzzle pour réutiliser des notions de maths ou de langues :  à utiliser à toutes les sauces

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et quelques sites intéressants qui attendent mon inspection personnelle. Soit pendant le mois d’août quand je « m’ennuierai » soit pour l’année prochaine quand je repartirai dans le monde du FLE ?

  • https://www.goconqr.com/
  • https://quizlet.com/

Alors, ça donne envie d’apprendre ?

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