Il n’y a pas d’âge pour apprendre (4) – les aurevoirs

Vendredi et samedi matins, il a fallu dire au revoir.

D’abord aux dames du groupe d’ESOL auxquelles je m’étais un peu attachée. Les au revoirs n’ont pas été déchirants mais une page se tourne peut-être ne reverrais-je pas de si tôt ces personnes dont les maris ne veulent pas trop qu’elles sortent de chez elles. C’est bien dommage. Que l’on soit en France, au Bangladesh, en Somalie ou en Angleterre : ce n’est pas une question de culture locale mais de celle d’origine ! Pourtant toutes ont fait ce premier pas : celui de sortir de chez elles et pour certaines, c’est énorme car une veut devenir bénévole dans une association pour enfants et poursuivre son apprentissage d’anglais et une autre va reprendre des études pour devenir infirmière ! Quel courage.

« Voyager sans rencontrer l’autre, ce n’est pas voyager : c’est se déplacer. »

Alexandra David-Neel

Pour ces femmes, elles ont effectué un vrai voyage de 10 semaines : apprendre à vivre et à rencontrer les autres !

Samedi, au tour des petits poussins : les élèves de l’école française. Là aussi : une page se tourne. Pas trop de tristesse, une pointe d’amertume et quelques cadeaux échangés… Ces petits bouts de chou étaient (pour la plupart) mignons et la collègues bourrées de bonnes idées à piquer.

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Nous aurons lié quelques amitiés intéressantes. Tiendront-elles ? L’avenir nous le dira. Ce qui est certain, en septembre, aucun Deleuze n’y retournera et au fil de l’année, ce sera aux parents de maintenir le niveau de français et d’essayer d’enseigner à nos propres enfants lecture-écriture de notre belle langue : gros défi en perspective (pas encore construit) Montessori nous aidera peut-être ?

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