On ne nous dit pas tout à l’école

eho-yvertc-252x368L’auteur de Mousseline la Sérieuse, Sylvie Yvert prend la plume pour une biographie de cette reine sans trône. Une biographie dans un langage soutenu, très pudique et qui prend des airs d’autobiographie où on a l’impression d’être remontés plusieurs siècles en arrière et pris à témoin.

On découvre avec étonnement les jours qui précèdent le 14 juillet, la révolution, ses rouages, ses secrets et ses conséquences : une reine en exile tout au long de sa vie après avoir passé son adolescence entre 4 murs sans lumière. On s’étonne à s’attacher à cette famille « détestée » si mal connue des français et on regrette presque d’arriver au bout du livre en découvrant qu’en « décembre 1848, la première élection présidentielle a été organisée au suffrage … universel. » Voilà pour le rappel historique. Imaginez cette fille de roi, née sous le droit divin qui a vu un roi décapité (son père), un empereur mégalo et trois révolutions se succéder ! Qu’a-t-elle pu éprouver ? C’est ce que tente (avec brio) l’auteur de ce roman.

« Consigner les faits sans trop d’arabesques aura suffit, je l’espère, à prendre le lecteur à témoin (…) et à lui faire juger l’Histoire selon son cœur et sa raison. » (page 328)

A la veille de sa mort, Marie-Thérèse cite Tocqueville et Lamartine dans « le Journal des débats : Serions-nous plus près du despotisme avec le suffrage universel  La France va voter au hasard … Car, quand le suffrage n’est pas soumis à des conditions qui garantissent d’un entraînement aveugle, les hommes sont faciles à séduire. (…) Cette élection me plonge dans les abîmes de la perplexité. (…) ceux qui ne sont pas éduqués, ou bien mal informés, sont manipulés par la propagande et votent pour le plus habile.  » Cela sonne si actuel ! Aussi bien d’un côté de la Manche que de l’autre que l’on soit pro-monarchie ou 100% républicain, non ?

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