Pain Perdu et puis voilà

Depuis les derniers A/R sur Londres pour Tristan et pour moi, l’automne dernier,  on savait pertinemment qu’Abigaïl aurait aussi droit à son « AR au Consulat » pour renouveler son passeport. C’est comme un rite de passage chez les Deleuze ! On ne devient vraiment français que si on passe par cette case ! D’ailleurs, la conscience des démarches administratives est acquise bien tôt chez nous … Avant de partir pour notre mini Tour de France,  nous avons eu droit à la remarque d’Emeric  » Alors, c’est bon on peut tous voyager ensemble ? » « Ben oui pourquoi ?  » « Ben, est-ce que Tristan a son petit carnet marron ? » Bon retour à nos moutons.

On savait aussi que cela tomberait aux alentours de l’annif d’Emeric. Rien de mieux qu’une journée en famille à la capitale … n’est ce pas ? Rien de mieux ? Vraiment ?  Ben… en fait, si ! Mieux : cela aurait été avec le soleil, avec la bonne humeur, sans les milliers d’autres personnes, sans les bouchons, sans le taxi qui a refusé de nous prendre le matin. Et oui car même si minus est sur les genoux c’est une personne et donc maintenant on est 5 partout : au resto, dans un taxi, dans le bus … Partout. Bref, mieux, cela aurait été une virée dans la forêt ou dans un joli village. Ce n’est plus un scoop : les Deleuze et la ville (en général) ne font pas bon ménage. Bon, le bucolique, là c’est fichu.

Et oui, les gouttes, il n’y avait pas que des fausses de chez Harrods mais de vraies averses, au point que notre « vraie baguette française à l’ancienne » était si ramollo qu’elle n’a été bonne que pour a french toast / du pain perdu et pour profiter des quignons dans le train. Et puis grosse blague du jour : au Pain Quotidien, les noms de pains sont écrits en français sur les étals, MAIS les vendeurs ne sont pas français (ni même anglais d’ailleurs) et ne connaissent même pas les noms des produits en français ! Bouh. Et c’est moi qui me fait remonter les bretelles quand je commande car je ne connais pas l’équivalent des noms  de pains en anglais. C’est un comble. Le Pain Quotidien … Vous ne connaissez pas ? Non, ce n’est pas une prière mais une chaîne de resto-boulangerie. Il y en a 3 ou 4 à Londres. Le lieu se veut « rustique-chic-typique » et les prix aussi piquent ! Mais bon, lors des nos excursions londoniennes, on se doit d’y faire escale.

  

Bon, on ne va pas revenir sur le sujet des fonctionnaires du consulat qui se la pètent mais franchement, certains n’en foutent pas lourd … Par contre, cette fois, le trajet nous ne l’avons pas fait en métro mais en bus. Pour plus de facilité en poussette et puis pour VOIR la ville quand même, car sous terre non seulement j’ai l’impression que l’on en ressort plus sale, on est pressé de toutes parts et puis on ne voit RIEN.

On a donc traversé plusieurs quartiers : celui des théâtres et des comédies musicales, le quartier chinois, avec ses portes « comme en Chine », Picadily Circus et son écran géant. Les yeux des enfants, s’ouvraient un peu plus à chaque découverte. Surtout assis en hauteur dans les double decker, on se sent tout de suite plus puissant ! Et puis 1000 et 1 vitrines qui attirent, ça fait tourner les têtes dans tous les sens.

 

 

 

C’est vrai que sous terre, on ne voit rien de tout cela. On passe vraiment à côté d’un spectacle gratuit quand on prend le métro.

 

On  a aperçu un morceau du château, un autre de Hyde Park (un petit coin). Sur le retour, Abigaïl super rigolote, a lâché : « Eh ben, voilà, à nouveau cette fois, je n’ai pas vu la reine » … J’ai essayé d’expliquer que cela n’était pas si évident à faire. Sa réponse : « Il n’y a qu’a lui téléphoner pour lui dire que l’on voudrait lui faire une visite ! » Puis on est passé devant Marble Arch avant d’attaquer le quartier des ambassades et des musées. A chaque fois, on dit « on s’y arrêtera ». Cette fois, on l’a fait. Direction le Museum of Science of London. C’est gratuit, alors : on ne va pas s’en priver.

Avec le plus grand pneu Michelin ! Et oui, quand même.

Après un repas dans une atmosphère des plus inhabituelles cf. la photo … Lumière blanche qui sort des tables et des murs, sons étranges et robotiques, nous avons exploré le RDC du Musée. Le RDC avec 3  petitous, 2 trains et 1 bus dans les pattes … c’est suffisant. Le plus spectaculaire aura été la partie : visite de l’espace avec quelques animations bien intéressantes. Ce qui me donne une petite idée. Au prochain passage toulousain : virée obligatoire à la Cité de l’Espace.

 
Oui oui oui, Emeric a bien une laisse … Et c’est même lui qui demande ce fameux harnais à chaque voyage citadin. 

Et oui oui oui, il y avait un dress code pour la famille Deleuze, car rien de pire que d’en perdre un dans la foule. Les groupes scolaires ont  bien des casquettes ridicules et fluos, non ? Alors, ben moi j’avais un chapeau de pluie bien rouge … impossible de me louper. (pas de preuve à l’appui).

Passage par les moyens de transports, les innovations et toutes les marques de « progrès ». Nos petits hommes en avaient plein les mirettes, au point que le minus ne s’endormait même pas !

  

Et vous, quel musée préférez-vous à Londres ?

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