Se remonter les manches

Pour un anglais, jardiner c’est une seconde nature. N’est-ce pas l’un des stéréotypes que vous avez de l’anglais typique, avec sa pelouse verte fluo, dense et bien coupée ? Allez si ! Avouez qu’Astérix vous a bien influencé.

Petits français avec notre tout premier petit jardin, on doit les faire rire. Notre pelouse a des « tâches » de sécheresse. Il n’y a pas de « lits de fleurs » comme aiment tellement les anglaises ni d’arrangement avec fontaine, pierres et coin sauvage (jardin anglais quoi). Non, chez nous il y a juste un pommier en plein milieu qui a un peu triste mine.

Alors quand notre église organise des journées-jardinage : on se mobilise. Lors des premières fois, c’était Seb le seul représentant des Deleuze. Cette fois, les aînés et la mère (moi) y avons passé trois bonnes heures. Deux mini reporters qui ont crié, photographié et enthousiasmé la foule de bénévoles.

Avant de démarrer : s’équiper. Alors direction LE magasin de jardinage du coin :

Dobbies. Le genre de lieu où il vaut mieux, soit ne pas prendre la carte bancaire soit être pressé pour ne pas être tenté d’acheter plus que le nécessaire / utile.

Puis, on emprunte le matos de Seb et c’est parti. Avec un ciel pareil et une météo parfaite, la matinée à venir ne pouvait être qu’agréable, n’est ce pas ?

Alors à l’attaque … les 3leuze …

 

 

 

 

Notre mission ? Désherber les tombes à gauche de l’église. Et bien oui, le jardin d’une église qui date du 13ème siècle c’est un cimetière.  Alors, les tombes il y a en a à foison et ce n’est pas glauque. C’est choquant ? Pas tant que ça. C’est reposant de se promener dans un cimetière. Peut-être très culturel mais ce n’est pas rare de voir des personnes le traverser, s’y promener, s’y asseoir …

Pendant que je bossais, les enfants « bossaient » à leur façon… grimper dans le magnolia, tester le confort des bordures, crier, courir … Bref ils brisaient le calme  du lieu. Oui, parce qu’il faut savoir que même à 20 ou 30 personnes le groupe de bénévoles est EFFICACE et SILENCIEUX.

Bref arracher des mauvaises herbes (to weed the tombs) ça ne les a pas emballés bien longtemps les deux mini Deleuze …

… Jusqu’à ce que David, le pasteur ait la super idée de leur confier la brouette. A partir de là, ils ont fait des dizaines d’aller-retours entre la benne et les différents chantiers.

 

De mon côté, j’ai persévéré deux bonnes heures. Étonnant de désherber la tombe de quelqu’un qui s’appelle « French » et belle découverte que de trouver une jolie croix toute simple sous les herbes.

Et puis est arrivée : l’anglaise de base ! En jupe fleurie, les ongles brillants et le coussin pour ne pas avoir mal aux genoux. Comme j’ai eu envie de rire quand même !

 

 

 

 

 

Mission accomplie. Alors oui, on parle de jardinage mais bon on ne fait pas dans le détail avec les tombes.

Mission suivante : dégager le rebord du trottoir qui mène à la porte principale et là, il fallait faire dans le détail. Qui aurait cru, il y a deux ans que j’aurais, un jour, coupé l’herbe aux ciseaux, même si ce sont des ciseaux à pelouse ? Et ben voilà c’est chose faite !

12h sonnent au clocher !

OUF : pique nique de ratatouille froide pour la tribu. Ils sont forts ces anglais, pas de vraie pause communautaire : ils bossent dur et longtemps. Sans le ravitaillement de Seb et Tristan, je ne pense pas que nous aurions eu une pause communautaire chacun prenait sa pause comme bon lui semblait.

Et puis quel élan : plus de 30 personnes qui aident spontanément deux à trois fois par an pour entretenir les extérieurs : c’est motivant.

 

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