Récidive

Cette année, au mois de juillet chez Deleuze il y a un enfant de plus (ce n’est pas un scoop) alors 2 heures de libres CONSÉCUTIVES c’est un luxe ! Et pour coudre (comme pour traduire), c’est mieux quand les heures de liberté se suivent.

Petit retour en arrière … découverte du cours de couture en juillet 2016 : apprendre à coudre une robe pour la bonne cause + en faire une pour la fille aînée (c’est par là pour les souvenirs) défi : en quatre heures. Et voilà,  cette année on rajoute du vocabulaire couture, on pose les manches, la poche et on s’y met deux fois deux heures = c’est mieux que rien et ça revient presque au même. C’est même mieux, ça multiplie les bouffées d’air de la mère au foyer qui profite du passage, au Royaume Uni, des deux pairs de grands-parents. Une fois arrivés chez nous, les Paji-Ninou et Ito-Ita aident à leur façon ; que ce soit une période scolaire ou pas. D’ailleurs ici, on n’est pas encore en vacances ! Bien que j’aime énormément mes trois loustiques-aux-personnalités-bien-trempées… les petites récrées sans eux sont toujours appréciées.

Autant joindre l’utile à l’agréable. J’ai à nouveau rejoint le groupe de couturiers (et oui, j’ai bien un voisin de machine à coudre). C’est un peu mon pote, pendant que je fais une robe, lui en fait 4. Du coup, il me conseille et comme il n’est pas anglais non plus mais qu’il parle 3 langues (au moins) il prend le temps de m’expliquer « comme il faut ». Alors couturier et couturières plus ou moins débutants s’unissent pour participer au projet « Dress a girl around the world » transformé en « Dress a child » car on peut aussi apprendre à coudre des shorts pour les apprentis – confirmés. Cette année, on a pu voir les photos des enfants qui portent les vêtements fabriqués l’an dernier et ceux fait ces derniers jours partiront en septembre en Uganda.

Pour les fans de couture … l’édition 2017 me promettait des surprises :

  • apprendre à coudre dans le sens du grain / ou du droit fil … Un œil avisé trouvera la faute de découpe / montage de mes manches.
  • laisser tomber le projet taie d’oreiller = robe et apprendre la découpe (pas fastoche en fait, le tissu c’est MOU).
  • respecter un vrai patron et ajouter l’empiècement des manches et d’une poche = tout devient plus vrai.

Bon, moi j’ai choisi un motif effet « brique de Toulouse » … on ne peut pas renier ses origines ! Voici les étapes de la première séance pour les aficionados de la couture. En effet, ça fait un peu couture « grosso modo allons vite à l’étape suivante ».

    

Retrouver les collègues de l’année précédente. Coudre dans le tintamarre des douze machines en simultané. Créer dans l’effervescence d’une salle pleine de femme (presque). S’aider mutuellement, jacasser, et faire connaissance avec de nouveaux visages. Travailler à la chaîne pour certaines… On se serait cru dans une fourmilière.

 

 Comme je ne suis pas trop douée, ni trop patiente (le faire, défaire et refaire c’est pas trop mon truc), j’ai confondu devant / derrière … Alors la jolie poche couleur brique, elle sera sur les fesses de la gamine 🙂

Au final, 70 et quelques robes … Une dame en a fait 25 à elle seule ! Il y a tous les genres, du moche-fade-anglais-stéréotype-pas -de-goût (le genre que l’on porte en chaussette-claquettes) aux modèles hyper stylé dignes des podium ou des films de Bollywood (a ben oui, ici on a une influence d’Inde non négligeable quand même, il ne faut pas l’oublier) ! La preuve en images …

    

 

Dans les conversations où l’on fait connaissance,  je m’entends toujours dire « Oh Gladys : your name is Gladys, right ? » (Tu t’appelles bien Gladys ?) … YES … « Well, my mum’s name is Gladys … » (or aunty or what ever) (Ma mère s’appelle Gladys / ou ma tante ou qui sais-je encore). Quand l’interlocutrice à elle-même une bonne cinquantaine d’années voir 60 ans bien tassés, on imagine l’âge de la Gladys en question … En gros, c’est comme si je m’appelais Ginette, Bernadette ou Gertrude ! J’ai un nom old fashion et c’est comme ça. Autant assumer. Moi, à qui on a fait croire pendant toute mon enfance que la signification de mon nom avait un lien avec la joie (glad) et il paraîtrait que c’est Gallois que se serait synonyme de lame (boiteuse, foireuse, éclopée …) I know I know I know , comme disent les femmes de MK (inimitables) It’s not a big deal … Non juste un « petit » changement d’identité ?

Aller quelles surprises nous attendent encore au Royaume Unis ?

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