Rouge ou Blanche ?

 Tant de photos, d’aventures et d’anecdotes  à

WARWICK : épisodes 1, 2 et 3

… par où commencer ?

Il y a plus de trois mois j’ai commencé cet article …  La semaine à cheval sur mai et juin nous venions de vivre une semaine de vacances . « Quoi ? Des vacances au mois de mai ? » Je vous entends vous s’exclamer jusqu’ici ! Et ben, oui, encore des vacances mais rappelez-vous juste que les grandes vacances d’été ne durent « que » six semaines et ne commencent QUE la dernière semaine de juillet et que les enfants (et les profs, bien entendu) travaillent jusqu’à l’avant veille avec le « Sport Day » pour conclure l’année scolaire…  Alors ces petites vacances de mai, elles sont méritées et utiles pour tous ! Honnêtement, on avait prévu de travailler et faire des devoirs un peu tous les jours dont du français ; l’objectif a été carrément loupé. On a profité à 200% de toutes les journées de cette coupure, même les jours gris ou pluvieux. Pas de regrets, c’est passé super vite. Entre virées au lac avec les jeux d’eau, le vrai tea-time chez les amis, la visite d’un moulin, les sorties en forêt avec construction de cabane, les ballades, avec ou sans soleil, avec 1ou sans amis, les invitations : on n’a pas vu le temps passé. MAIS le temps fort de ces vacances c’était quand même « WARWICK CASTEL ». Et depuis nous sommes y revenus et revenus !

Avec un pass annuel, il est fort probable que nous y retournions encore un paquet de fois … On a déjà fait 3  Sorties  Médiévales à Warwick… Oui oui oui. On en a tellement pris plein les yeux et les oreilles lors de la première visite que l’on a récidivé. Avouez ! C’est beau, quand même le fief du 16ème compte de Warwick, le fameux « faiseur de rois ».

C’est où ? C’est quoi ? On y va comment ?

Warwick Castle, c’est un joli petit (chut il ne faut pas trop le dire aux anglais mais oui, c’est petit) château fortifié et un peu agrandi au fil de l’histoire. C’est à une bonne heure de route de MK.

Au bout de trois visites, on a maintenant un itinéraire préféré. Direction Buckingham (la ville) puis Banbury et le sud du cochon-jambon (Southam) ou via la M40 …  On passe par des routes de campagnes et on traverse de jolis villages constitués de cottages fleuris et pubs à colombages … So typical. Evidemment ça tourne, il faut ralentir mais c’est beau … Ou alors, c’est rapide mais  on est presque obligé de faire un morceau de M40 (autoroute aussi pleine et folle que M1). Inutile de préciser que je ne l’aime PAS. La prochaine fois, je vais faire quelques miles de plus pour l’éviter celle-là.

Depuis les remparts on surplombe une vieille ville qui ne demande qu’à être visitée elle aussi… Au programme pour la prochaine virée alors. Parce qu’en patientant dans la file d’attente, on a vue une jolie porte qui donne accès aux anciennes rues et ruelles … Bon, ça a l’air assez rupin comme ville alors, il faudra laisser la CB à la maison !

En voiture, il nous est carrément ordonné de suivre un circuit déterminé dans une sorte de forêt artificielle. C’est fake (faux) mais ça aide à entrer dans l’imaginaire et à faire un petit retour dans le passé. Dès le panneau d’entrée, l’excitation à l’arrière est juste ENORME. Le parking payant à distance est incontournable… à moins d’arriver très en avance un jour de semaine mais pas en vacances (et surtout par un samedi du mois d’août), par exemple.

En fait de parking, c’est un immense champ sur lequel on ne peut PAS se garer comme on veut. Une fois garés, contraints certes mais garés quand même, une bonne marche de 20 minutes nous attend. Autant charger la poussette de TOUT ce dont on peut avoir besoin car la bouteille d’eau oubliée peut goûter cher en sueur, en longues minutes ou en rachat à 2 ou 3 fois le prix sur le site !

Ces fameuses vingt minutes sont TRES bien organisées. Eh ben oui, on est en Angleterre … on ne peut PAS sortir du sentier prévu et bien dessiné … qui passe EXPRÈS devant l’hôtel version moyen-âge pour donner envie aux enfants de revenir y passer une nuit. Genre techniques commerciales style Ikéa !

Voilà ce que le site nous proposerait … ça donne envie, non ? Dommage que Tristan soit encore un peu petit pour ce genre d’expérience. Mais comme on est à fond dans les chevaliers et co depuis presque deux ans : c’est le lieu parfait pour la tranche d’âge des nôtres. Grandiose mais pas trop …

  

… Pendant les vacances scolaires d’été : une animation de plus : le spectacle de la Guerre des Roses (cf. plus bas)… Alors, tout le long du sentier, les marcheurs sont invités à se préparer psychologiquement à supporter les blancs ou les rouges : un peu comme un match de foot !

En marchant, on se demande un peu (beaucoup) où est ce château. Car au milieu d’une campagne un peu plate, difficile d’imaginer un château fort avec ses remparts, pont levis, herse et tout … Et puis, en se rapprochant, on distingue peu à peu une tour de donjon. Et là, l’excitation monte d’un cran. Mais ce n’est pas parce qu’on la voit que l’on y est vraiment !

Apparemment, si j’ai bien suivi les explications, ce serait d’abord une femme qui a été la première propriétaire terrienne du lieu. Des forêts avaient été abattues pour construire SON fort… Puis Guillaume le conquérant (William le Normand si populaire ici) est venu fourrer son nez et surtout faire élever LA motte de terre et y placer la tour dessus…

 … Et faire en sorte que la construction puisse porter le nom de château fort. Le but : contrôler un peu mieux sa terre de conquête  #le Nord de l’Angleterre. Et voilà il est arrivé, s’est installé et a fait cuire un paquet de cochons de la barbe à la queue et maintenant les anglais sont accros aux BBQ !

Petite digression finie.

Puis des lords, earls (des seigneurs et contes) (et co) se sont succédés, ont agrandi le lieu qui a été transmis, vendu, hérité, racheté, revendu … et on peut profiter d’un beau parc avec un saut dans le temps. Très beau, surtout au printemps. Enfin, le fameux vert-fluo-petits-pois du printemps dure presque toute l’année sauf une ou deux semaines en juin ou juillet … Alors, c’est presque certain de trouver de l’herbe bien grasse sur laquelle on rebondi !

Petit tour sur les remparts

 Avec la poussette : pas possible. Ils ne sont pas accessibles mais le mari et les deux grands ont profité d’une magnifique vue depuis là-haut !

La ville d’un côté. La vallée de l’autre.

 

 

 

 

 

Et à l’intérieur ?

Et bien le faste d’un château : déco chargée, mélangée et brillante et d’époque … dans une salle principale qui est louée pour les mariages des riches people actuels.

 

Dans les étages et dans les ailes, des scènes de vie reconstituées sont installées pour mieux s’imprégner de la vie des derniers habitants du château. Style 19ème … Dans chaque pièce que l’on peut visiter, on découvre des personnages de cires, dignes de chez Tussaud ou de chez Grévin.

 

On pourrait presque croire que certains sont réels … et qu’ils vont se mettre à bouger.  Des sons et bruitages / fausses conversations sont enregistrées et tournent en non-stop et en play back comme lors de la visite des jardins de Bletchley Park, l’été dernier. On est un peu comme dans Downton Abbey.

 

Aller, on se fond dans la masse … avec un petit goût de préparer ses valises pour partir et voyager avec les aventuriers du Titanic.

Il était une fois

Une attraction pour laquelle il faut s’inscrire c’est le « temps calme ». Tout se déroule dans la tour de la princesse. D’ailleurs ce sont ses dames d’honneur qui accueillent les visiteurs au bas des marches … Bien entendu avec une pause commerciale et la photo-souvenir (obligatoire, pas obligatoire). Et puis on monte.

On monte, monte, monte … On a l’impression de rejoindre l’antre du père Fouras ou la retraite secrète de DaVinci ou Jaffar. Genre, étoile, magie, planète, voyageur, savant …

  

Une fois parvenus en haut, c’est l’introduction d’une histoire de conte de fée … Seul lieu « photographiable ». Un hall blindé de détails ultra importants pour des petites filles et petits garçons de moins de …. 40 ans ! Et oui, ici sont rassemblés tous les « vrais » accessoires des grands contes : la pomme de Blanche Neige, l’ombrelle de Belle, la lampe d’Aladin, la citrouille de Cendrillon, un flocon de la reine des neiges, le petit pois de la princesse perdue dans la tempête, le rouet de la Belle au bois dormant, les miettes d’Hansel et Gretel, la flèche de Pocahontas, une mèche de cheveux de Raiponce … Walt Disney n’a qu’à aller se rhabiller !

  

Place à l’histoire et à l’imagination,

avant de faire place à l’HISTOIRE …

la grande … celle qui construit un pays.

Mais auparavant, tant qu’il fait beau : petit tour dehors !

les jardins

   

 

  

  

Les oiseaux

 Un des spectacles proposés est celui des démonstrations de vols de rapaces.

Au fond du jardin, les stars posent dignement pour leur moment de gloire photographiée…  Il y a pas photo justement ! Ils sont bien plus majestueux en plein vol que les ailes gonflées à attendre telle Big Mama dans Rox et Rouky !

Lors de la prochaine virée … dans pas si longtemps puisqu’un anniversaire se profile à l’horizon, on prendra le temps de mieux les admirer et de vraiment assister à leur spectacle ! Et non pas juste de les voir et de les entendre de loin pousser leur sifflement – cris strident. Ou de les deviner en train de planer au dessus des têtes prêts à piquer vers un bout de barbaque.

 

Les autres attraits du lieu
  • Apprentis chevalier / apprentis archers : autrement appelé l’activité « Vas-y Maman, sors ton porte-monnaie stp »

 

 

  • Historic maze / labyrinthe pour remonter l’histoire … J’ai vraiment eu peur de les perdre …         
  • Two men show/ récit humoristique de l’histoire de Warwick. C’est là, qu’il nous manque encore pas mal de références culturelles pour rire de toutes les blagues. Mais c’est là aussi que l’on en apprend davantage sur le lieu et ses habitants.

  • Le trébuchet et les Vikings : on a vraiment besoin d’y retourner pour creuser le lien entre vikings et le château … et puis on n’a pas vu non plus la catapulte en action ! Voilà, on va vraiment le rentabiliser ce pass annuel.

  

  • Le Playground dans le thème et ça permet au minus de souffler …

 

 Le clou du spectacle
Voilà, on y vient … lors des visites « d’été », le truc a ne pas manquer c’est le spectacle de joutes !

L’attraction phare c’est quand même the reenactment : la reconstitution et mise en scène  de cette période de l’Histoire  d’Anlgeterre. et il faut choisir son camp. Alors on fait comment quand un enfant veut être blanc et l’autre rouge ? Et bien on tire à Pile ou Face et on y va deux fois !

Au passage vous remarquerez les nouveaux pounds ! Ils sont beaux n’est ce pas ? L’ancien a été trop imité à partir du 1er octobre, tous les anciens pounds seront refusés dans les commerces. Les nouveaux ressemblent presque à 1 euro.

D’ici l’année prochaine, nous serons aussi calés sur la Guerre des deux Roses que n’importe qui d’autre sur cette île. Du moins, on peut l’espérer… parce que c’est quand même un peu complexe si on n’est pas un passionné d’histoire moyenâgeuse. A Warwick, la Guerre des deux Roses, c’est certes un moment clé de l’histoire anglaise mais aussi un spectacle qui se déroule dans l’enceinte du château.

 

La Guerre des deux Roses ? Non … ça ne vous dit rien ?  Les familles Lancaster et York qui se disputent la couronne … (ici pour les curieux et en vo plus étoffée : ici ) Non ? La rose blanche et la rose rouge ? Toujours pas ? Les grandes tragédies de Shakespeare … (Richard III, Henri) Oui, là ça commence à faire tilt ? Bon en gros du sang, des jalousies, des rois et des reines mais un seul trône. Et pourquoi cela se passe ici à Warwick parce que c’est là que vivait, à cette période, thekingmaker et qu’en plus, c’est un lieu presque aussi important que Winsdor apparemment. Notre Carcasonne local quoi.

Pêle-mêle des trois spectacles vus … une fois rouge, une fois blancs et on recommence.

 

 

Il manque un montage vidéo pour avoir la sensation d’y être … il me faudrait une (ou deux) main de plus pour pouvoir tout faire / tout voir et tout enregistrer, porter le petit, soutenir la grande et en mettre un sur les épaules.

 

 

Warwick / Parc d’attraction façon Puy du Fou en miniature (un de mes rêves de lieux à découvrir)… Grosse ambiance avec les bruitages, musiques de guerre comme dans le films (genre Braveheart ou Lancelot), artifices, cascadeurs, cris, fumée, vrais chevaux et vraies armures …

 

     

Cocktail parfait pour en prendre plein les yeux, les oreilles, les narines : tout ! Des centaines, ou même peut-être des milliers de personnes qui jouent le jeu et hurlent en cœur … ça fiche la chair de poule et on aime bien ça. Et quand un des « rois-chevaliers » est vraiment français et pas juste l’actrice qui joue la personne de Marguerite qui prétend l’être … alors là, on est conquis.

  

  

Le must ? avoir à s’occuper d’un petit bout, s’écarter des tribunes, et observer tout de loin … et belle surprise : découvrir les coulisses du spectacle. Là où les chevaux s’échauffent. Trop bien.

EN BONUS

Point culturel : « Attendre en Angleterre »

Attention, ici, on ne rigole pas dans ce pays quand il s’agit de faire la queue. Et justement à Warwick dès le moment où on arrive on doit apprendre à faire une queue parfaite ! Et attention à ceux qui voudraient « jump the queue » / couper la file d’attente.

En bons français qui se respectent : on apprécie et on a du mal aussi. Alors souvent, un des parents fait la queue et l’autre fait autre chose (même si ce n’est pas toujours bien vu) en tous les cas, les enfants font les fous … et on s’en fout 🙂 Avantage de l’Angleterre, tu élèves ton gosse comme tu veux.

 

Ou alors certains roupillent …

Alors si avec un article-fleuve si long, vous n’avez toujours pas envie de découvrir les beaux/ sympas aspects de notre nouveau pays, c’est bien dommage. En tous les cas, nous on dit : « A samedi Warwick » … Ben, oui : on ne sait jamais. S’il fait beau, on y fera un saut !

3 commentaires Ajoutez le votre

  1. Emmanuelle Biard dit :

    Je mets Warwick sur ma liste pour mon prochain voyage . Sinon, c’est quoi le cochon au 4ème paragraphe ???

    1. Ok … tu pourras dormir sous tente cette fois !
      Le cochon mentionné 2 fois / je dois être en manque de charcuterie.
      Première fois : c’est le nom d’un village qui s’appelle Southam (cf. une blague chez nous, chaque fois que l’on voit un village qui fini en « ham » on pense à du jambon mais en fait, c’est l’équivalent de « bourg » comme « heim » en Alsace) … Et puis, seconde, il paraît que Guillaume le Conquérant avait ramené un paquet de cochons avec lui lors de sa conquête …

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