Ici, ça souffle

Que ce soit Début Mars, Mi Septembre, Fin Novembre, ça souffle et en général ça souffle froid avec un vent qui vient du Nord. Alors autant s’adapter, se fournir d’un bon stock d’écharpes et tirer profit du vent, non ? Fin mai, avec une météo digne d’automne et un ciel tout droit sorti d’un roman de Daphnée Du Maurier ou d’un film d’Alfred Hitchcock, nous avons découvert le plus vieux moulin à vent de la région (et apparemment d’Angleterre, légèrement chauvins les autochtones). J’ai nommé  » Pitstone Windmill « .

 

 

Dernier moulin à vent appelé « Post Mill » non pas parce qu’il aurait pu servir de relais de la poste mais parce qu’il pouvait tourner sur lui-même (autour d’un post : poteau) pour diriger les ailes dans la bonne direction. On a bien ri quand Abigaïl a répondu au guide It’s call a postmill because people could come here to bring their mails and parcels ! / Ce moulin s’appelle comme ça parce que les gens pouvaient y amener leur courrier et leurs colis.

Et quelle chance nous avons eu d’avoir une chouette guide carrément francophile ! Qui a non seulement expliqué le fonctionnement du moulin, raconté son histoire et des anecdotes mais qui s’est aussi permise le luxe de le faire en français quand on bloquait sur le vocabulaire … Et on a pu rire de nos rois, de nos différences et points communs de nos cultures. Très bons moments, bien que l’on aurait apprécié que le thermomètre monte au dessus de 10° !

Mais alors nous n’aurions pas eu ce magnifique ciel tourmenté…

On a tout vu du sol au plafond, les tamis, les poulies (qui ont bien plu à Emeric) et bien entendu tout sur des échelles de meunier bien raides, sur lesquelles certains étaient plus à l’aise que d’autres ! Il paraît que la durée de vie d’un meunier n’était pas très longue … on comprend pourquoi avec le poids des meules, des sacs de blé et de farine,  les ailes qui s’emportent et qu’il faut freiner, la poussière qui étouffe et les risques d’incendies.

Superbes paysages tout autour … champs de blé qui vient de sortir de terre… à perte de vue. (photos prises fin mai 2017 … décalage horaire)

 

  

Au revoir joli moulin ! Que vois-je au loin ? Une colline qui nous dit : « Viens, viens, viens me voir!  »

Alors on y fonce et on prend un grand bol d’air frais avant de prendre l’eau et que les enfants s’endorment sur Yatal, saoulés d’air frais à défaut d’être pur …

 

  

Et quel point de vue ! Buissons d’églantines, rideaux de pluie au loin et collines nues … qui a dit que l’Angleterre ne valait pas le détour ?

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