Globetrotteurs ?

Le titre aurait pû / dû être « les bienfaits d’une famille (élargie) de globe trotteurs … Car en effet, fêter la Colombie un bank holiday (jour férié) anglais ou lieu du 20 juillet avec un tonton qui arrive d’Ethiopie avec sa petite famille dans la valise et une cousine colombienne qui vit de l’autre côté de Londres … c’est peu courant. Mais bon : voilà à quoi ressemblait notre 31 août !

C’est un peu comme le 14 juillet que l’on doit remplacer par le 5 novembre. Pour les enfants, c’est naturel. C’est même une autre raison de faire une fête (en l’occurrence  d’avoir des feux d’artifice).  Pour nous, c’est une nouvelle habitude à intégrer et davantage de dates à noter sur un calendrier familial. Alors oui, se voir entre membres de la famille demande de l’organisation, de la bonne volonté (pas toujours au RDV) et surtout cultiver l’art de savoir cohabiter et là : il faut encore apprendre. Ce n’est pas inné. Toujours un peu la sensation que c’est Noël à des moments de l’année très variés quand les valises arrivent pleines. C’est à en perdre le Nord. Toujours en train de programmer les prochains visiteurs, les menus, les virées, de s’adapter et bientôt d’ouvrir un B&B !

Mais avoir de la famille ET des amis un peu partout en Belgique, en France, en Colombie, au Mali, à la Réunion et tout autour de l’Angleterre ; ça a aussi de bons côtés. C’est un chouette avantage pour passer 2/3 nuits de vacances et pouvoir bénéficier d’un glance à droite ou à gauche. Seulement des petits coups d’œils car avec le mini petitou, on doit adapter les attentes de chacun en matière de tourisme. Enfin, on ne désespère pas de pouvoir un jour voyager plus loin, plus longtemps avec et sans les trois mini-nous, ça demande de la patience et un peu d’anticipation – organisation… mais ça vaut le coup de se construire des souvenirs.

Récemment, (enfin, il y a 2 mois) nous en avons bien profité pendant les dernières vacances de la Toussaint. Après avoir ouvert notre porte aux amis et famille de partout, avec ses joies et ses frustrations, la joie de se revoir et la tristesse de se quitter, à notre tour de squatter ailleurs, de vider notre coffre et poser les valises chez les autres.

Ailleurs où ? Direction Bristol via la belle région de Cotswold.

L’objectif pendant 4 jours = RALENTIR le rythme fou (et encore, pas aussi fou que d’autres familles autour de nous).

Il y a + ou – 16 ans, j’avais + ou – 16 ans ! Après avoir fait un tour au Sénégal seule, voilà que je m’envolais pour la première fois vers l’Angleterre pour ma première expérience de jeune fille au pair dans une famille francophile et « scouto-phile  » de trois garçons bien vivants de 7 à 11 ans. Ces trois-là sont maintenant des gaillards qui ont quitté le nid. Le dernier s’est envolé récemment vers la New-Zel, le second s’est posé au Canada avec son épouse et le premier semble accroché à sa région, à Bath. DONC, la grande maison parentale est toujours grande et belle mais surtout un peu vide… Tout comme le cœur des parents Stonham, tout prêt à y accueillir nos trois petitous avec un plaisir non camouflé. L’invitation avait été lancée 18 mois plus tôt. Et voilà ! Nous avons pu (re) découvrir cette très belle ville qui est franchement chic (cf. son histoire) et qui me plairait bien d’y retourner ou peut-être d’y vivre plus tard un jour. On peut toujours rêver.

Mais au lieu de prendre les grands axes, nous avons emprunté les chemins de traverse … Car il faut avouer que le détour par les routes secondaires valait la peine.

Petite sensation d’école buissonnière ou de vouloir se perdre volontairement et se sentir enfin « seuls » (enfin avec les faisans). En effet, nous n’en avons jamais TANT vu.

 

    

 

Premier village, premier arrêt … Burford. Sous la pluie. Bof.

Pique-nique mouillé et quiche froide sous le préau de la mairie d’un village ultra posh …

… on crée des souvenirs, ok ? (no comment)

   

Après être passés par une foule de mini villages, traverser Bidbury (trop de touristes) mais c’était quand même mignon comme dans un livre de Béatrix Potter, escale à Bourton-on-the-Water, dans la petite Venise d’Angleterre pour une douceur dans un salon de thé. Dehors, ambiance mouillée qui tombe du ciel qui entoure, autour, partout. 100% conçue pour les touristes (encore). Petite déception … sensation de fake; c’est comme vivre à Séguret dans le Vaucluse. Ce village ressemble à un musée grandeur nature. Je plains les vraies personnes qui vivent là et qui subissent les mêmes prises de vue 550 fois par jour, les parkings pleins, les gens qui déambulent le nez en l’air.

 

Petit clin d’œil à nos potes français, parents de famille nombreuses, Les Nussbaum, les Faure, les Brunel … vous pouvez trouver LA poussette de vos rêves ici : la 6 places ! Et même y ajouter les copains de vos enfants.

En fin d’aprèm, on monte plus au Nord, on s’enfonce dans la nature et dans le brouillard. Les routes deviennent vraiment étroites, on ne voit pas à plus de 3 mètres. Ambiance Halloween assurée. A la recherche du plus petit château d’Angleterre : Broadway Tower … Sans le savoir nous « connaissions » ce lieu.

En effet, il y a 10 ans, à la suite de nos fiançailles, nous avions envoyé un faire-part (pas une invitation) à nos amis pour transmettre la nouvelle à nos proches. Certes avec une mise en page word (fait soi-même niveau débutant), on avait utilisé cette tour … Étrange de la découvrir en vrai.

Brouillard anglais épais …

…frustration de l’époux …

… fraîcheur de l’endroit.

Lendemain, direction : la côte

 

Avec l’envie de sentir les embruns et la fraîcheur du large… C’est gagné ! Superbe matinée.

 

  

On a même fait le défi de l’école : « reading challenge ». Lire un livre dans un lieu insolite/extrême. Les grands ont grimpé là où c’était « interdit » sur un morceau de falaise miniature (oulala les rebelles). C’était beau. Il faisait beau … on était à Portishead.

D’ailleurs, on ne voulait pas trop quitter l’endroit et si nos ventres n’avaient pas crié famine … on y serait encore.

 C’est dans un quartier très neuf, style « port de plaisance moderne » tout en immeubles immaculés que nous avons déniché une perle : un restaurant italien avec de la vraie nourriture … avec des saveurs variées et qui ne sentait pas la veille friture comme la plupart des fishandchipshops locaux. Délicieux en effet mais la moyenne d’âge : 60ans +. Apparemment vivre sur la côte et avoir de bons goûts ce n’est pas donné à tout le monde. Jolie parenthèse gustative dans ce petit roadtrip.

 

 

 

Nos trois mousquetaires respirent la joie de vivre, n’est ce pas ?

24h plus tard : les retrouvailles…

La journée de touristes passée dans Bristol a été juste super. Avec une météo clémente. On a beaucoup aimé être surpris par le street art ! Partout. Dès notre arrivée, nous étions tombés nez à nez avec un Jésus qui  fait du hip hop devant un feu rouge. Je ne sais pas quel est le message derrière. Le samedi matin, avec les Stonham en guides, nous nous sommes garés près d’un Banksy célèbre … « La jeune fille à la perle » moi qui est tant aimé le livre de Tracy Chevalier, l’adaptation en film et surtout comme j’aime le peintre hollandais. J’ai été scotchée devant la taille de cette peinture … Bansky ? Vous ne connaissez pas ? Moi non plus je ne savais pas qui c’était 24h plus tôt. En gros, c’est LA star de Bristol en matière de peinture sur les murs à message … on peut même faire un tour de la ville sur le thème « Banksy ». Ce sera pour une prochaine fois. Pour les intéressés c’est par  !

Superbe ballade sur les docks que je redécouvrais 15 ans plus tard.

 

 On n’a pas fait l’impasse sur les incontournables : le Pont Suspendu de loin puis de près (de très près), le Great Britain (bâteau hyper célèbre)… Tous deux conçus par Brunel … Ingénieur local du 19ème siècle.

Passage par Millenium Square … Bristol se donne des petits airs de Cloud Gate à Chicago.

Rigolo pour des photos et quand il fait chaud.

 

Voyage dans le temps … retour en arrière pour découvrir LE bateau de plus près mais trop cher pour le visiter ou monter dessus. Du coup, on est monté sur un plus petit. LA joie des grands : monter sur un bateau de pirates !

 

  

 

 

Fin de journée sur LE pont… Je n’en menais pas large avec tout ce vide dessus, dessous, autour. Et tout ce vide : flippant pour une fille qui a la vertige. Partout le numéro de tel des Samaritains (association pour aider les personnes avec des envies de suicide), ça ne rassure pas trop. On fait la photo, on sourit et on repart car le ciel se voile.

 

A bientôt Bristol.

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