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On est les champions, on est les champions, on est, on est, on est les champions… Enfin, « eux » sur le terrain sont des champions, moi je n’ai qu’essayé d’enseigner des basiques genre « devenir supporter français ». Et encore je ne sais pas « daber » à la Macron. Après avoir enseigné le « 1 et 2 et 3 ZERO » à nos enfants, il va falloir inventer autre chose, non ? Mais quel WE mes amis !

Chez nous, le 14 juillet commence souvent la veille avec quelques préparatifs… Cette année, on décore un peu plus mais on va éviter de narguer le voisinage et tout laisser côté jardin … Comme le 14 est un samedi, on va en profiter à fond ! Même la copine originaire de Riga se mêle à la partie avec son magnifique gâteau. Comment ça vous ne connaissez pas Riga ? Aller un tour sur google map, à MK le moins que l’on puisse dire c’est que l’on voyage en restant chez soi 🙂 .

   

Samedi matin donc, sortie des enfants de l’église au mini-golf.  Suivi d’un après-midi et d’une soirée patriotiques. Sans feux d’artifice, on crée de nouvelles traditions : Un gâteau tricolore c’est la base. A cela, nous avons ajouté des amis français, d’autres magnifiques gâteaux sans photo dommage…, de la déco, un BBQ et une bonne ambiance ! Révision de base : ici le 14 juillet se nomme « Bastille Day », donc cela n’a rien à voir avec WW1 ou WW2 ! Les fondamentaux historiques sont à acquérir il semblerait mais comment quand à l’école on apprend plutôt les incendies nationaux ! ? Et oui, ici tout le monde ne connaît pas l’origine et les confusions sont au RDV.

Après un coucher tardif et des tonnes de messages envoyés entre français locaux … Dimanche PM, sous un très chaud soleil, Seb prend la direction d’un pub avec un pote pendant que les enfants et moi : un parc dans un village près de MK. On s’est fait presque discrets … mais bon on est enthousiastes avant même de trouver le spot et puis y a un peu de matos à trimbaler quand même.

 

Certes on connaît le village, on connaît le fameux parc découvert avec nos amis belges mais bon, une pointe de doute réside : et si finalement l’écran géant était démonté ou si le match n’était pas visionné ou encore si la finale de Wimbledon était plus importante … et si et si et si et les enfants un peu trop contents de vivre cette nouvelle expérience. C’est ce qui arrive quand on n’a pas la télé : il faut en trouver une ou équivalent pour les évènements importants.

On arrive, l’excitation monte, mais est-ce vraiment là ? Certes il y a – du monde – de la musique – des cris – des BBQ jetables – un écran géant – un ice cream van – une ambiance festive pas de grosse foule alors on part à la recherche d’indices :

Tshirt français, caisse d’épargne, c’est bon, on pose nos affaires et on s’installe.
Il semble que les anglais étaient davantage en faveur des croates. Merci à tonton Xav  et tata Monique pour la panoplie de supporter !

On n’a pas la joie de chanter la Marseillaise à plein poumons, dommage mais on a le début.

Difficile de construire une identité nationale quand on est loin de la nation, alors on se barbouille, bien que les enfants aient peur d’être la cible de moqueries (ah ben oui le brexit est passé par ici). Allez, on assume.

 

L’effet victoire : 15 minutes de tours en plein cagnard autour de notre campement.

  

Nous n’aurons pas eu les cris, les chants, les feux, les pétards ni même les klaxons mais le drapeau à la fenêtre quelques heures, c’est déjà ça mais rien à voir avec une victoire vécue à Austin avec des centaines de français. Juste la fin du délicieux gâteau à partager pour savourer la victoire des bleus. Notre vie ne va pas changer mais une question se promène : comment faire en sorte que nos enfants « se sentent français » ?

Un commentaire Ajoutez le votre

  1. Eunice dit :

    Et que dire de nos Franco-belges lors du match « bleu/rouge »? La grande était pour les Bleus, le moyen pour les Rouges, le petit tout à son biscuit… On n’avait qu’un drapeau belge, même pas un camembert au frigo pour assurer la parité. Et puis la grande s’est rendu compte qu’Eden Hazard et tous les joueurs représentés sur les autocollants qu’ils s’échangaient en cours de récréation étaient à l’écran, alors elle a changé de camp. ^^ Et le moyen qui était fatigué et qui voulait « arrêter le film pour regarder demain » (enfant sans télé, les habitudes Netflix ^^). La suite, on la connaît.

    Le match Belgique/Angleterre (deux éditions quand même, génial pour le couple anglo-belge de notre église), on ne l’a pas vu mais on a profité des cris de joie de nos amis amassés autour d’une diffusion sur smartphone lors d’un mariage.

    La finale, c’était un beau match. 🙂

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